Apercu AA64 - mars/avril2015 - page 9

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Dossier
Au niveau haut, 51 galeries de référence
soit par leur propre notoriété, soit par
les artistes présentés, au niveau bas, 22
galeries présentant principalement des
artistes émergents. Avec un taux de 47 %
de galeries étrangères, la foire se place de
fait au niveau des foires internationales et
saura satisfaire la curiosité des collection-
neurs, des professionnels et des amateurs
d’art en leur proposant un panorama des
cinquante dernières années du dessin
contemporain. En réponse à l’actualité,
nous avons souhaité exploré le thème de
l’engagement artistique, que ce soit au
sein de l’exposition culturelle, organisée
par notre directeur artistique Philippe
Piguet, et dans les
Drawing interviews and
talks
[conférences et entretiens publics
avec des artistes, ndlr]. Nous préparons
déjà la 10
e
édition au Carreau du Temple
du 28 mars au 3 avril 2016, un anniversaire
voulu comme une grande fête du dessin
contemporain, partagée, c’est notre vœu,
par le plus grand nombre !
dessin contemporain répond à des défini-
tions mouvantes, quand il s’extrait du cadre
de la feuille de papier par exemple, et les
artistes s’attachent à déjouer les catégo-
ries, à s’immiscer dans de nouveaux ter-
ritoires. À propos de cette plasticité de la
notion de dessin contemporain, comment
votre salon s’en fait-il l’écho ? Quelles en
sont, peut-être, les limites ?
CP
|
Le sujet des limites de l’appellation
«dessin contemporain» agite particulière-
ment notre comité de sélection des galeries
composé de professionnels internationaux
du monde de l’art ! Finalement, le support
importe peu : papier, carton, mur, plafond,
vidéo, installation dans l’espace, c’est le
trait qui doit ressortir, qu’il soit fait au gra-
phite, à l’aquarelle, au stylo, à la palette
graphique, au fil cousu ou de fer, voire au
doigt… Nous cherchons à être l’écho de
cette plasticité à la fois sur les stands et
à travers les
Drawing in process
qui per-
mettent au public de décrypter ce qui pro-
cède de l’élaboration du dessin en grand
format et hors de la feuille. Le programme
vidéo coprésenté par Brett Littman, direc-
teur du Drawing Center New York, vient
compléter cette vision.
TL
|
L’an dernier, la foire avait été saluée de
toutes parts pour la qualité des œuvres, la
bonne tenue du lieu – le Carreau du Temple,
où vous reveniez après être passé par le
Carrousel du Louvre –, et, par voie de consé-
quence, le grand nombre d’acquisitions réa-
lisées. Pouvez-vous revenir sur ce succès?
Fort de ce bilan, quelles perspectives voyez-
vous pour l’édition 2015 et l’avenir?
CP
|
Effectivement, notre 8
e
édition au
Carreau du Temple a été couronnée de
succès tant du point de vue des visiteurs
que des exposants. L’architecture carac-
téristique du lieu sur deux niveaux, son
positionnement au cœur d’un quartier
du Marais en plein essor artistique, la
proximité d’un grand nombre d’institu-
tions ou centres d’art : cet ensemble de
facteurs a séduit tous les publics et nous
a permis d’accueillir plus de 21 000 visi-
teurs. Le retentissement de ce succès a
motivé de nouvelles galeries à postuler
et nous accueillons cette année plus de
21 % de nouvelles galeries françaises et
internationales. Pour cette 9e édition, il y
aura donc 73 galeries internationales sur
les deux niveaux du Carreau du Temple.
Ernest Pignon-Ernest.
José Tomás 20
. 2014, fusain sur papier,
28 x 25,5 cm. Courtesy galerie Lelong, Paris.
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