Christian
Lhopital
l’insoutenable
légèreté
du
dessin
Lors de la dernière Biennale de Lyon, Christian Lhopital avait accroché au musée d’Art contemporain un mur de
dessins les uns plus étranges que les autres. Parmi différentes séries, le visiteur ne pouvait manquer d’être interpellé
par tout un ensemble au titre gore de
4 à 5 gouttes de sauvagerie
, figurant des portraits de familles de monstres
grotesques et hybrides, trépignant et dansant. Goya, Ensor, Grosz et consorts semblaient y avoir été convoqués.
Du moins évoqués, car leurs voix en sourdaient comme il en est de ces œuvres qu’un même esprit anime mais qui
ne se ressemblent pas. L’art de Christian Lhopital est requis par l’humain, mais un humain tout à la fois paniqué,
affolé, atteint de danse de Saint-Guy, drôle et inquiétant. « Comment va le monde, Môssieu ? Il tourne, Môssieu ! »,
s’exclamait le dramaturge François Billetdoux dans les années 1960. Celui de Lhopital ne tourne pas seulement, il
s’affole et nous entraîne à sa suite dans une ronde graphique infernale. Entrez-y !
Entretien avec Philippe Piguet
Artistes
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